Compte-rendu résumé : rencontre avec la Ministre et Conseil d’Administration du 10 octobre 2012
Compte rendu résumé : rencontre avec la Ministre et
Conseil d’Administration du 10 octobre 2012
Mme Conway-Mouret, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères chargée des Français de l’Etranger, a rencontré les représentants des parents d’élèves le 9 octobre 2012. Elle a confirmé que le budget de la « Prise en charge » (PEC) pour les élèves du lycée, supprimé en juillet dernier, serait intégralement reversé au budget des bourses mais seulement au bout de trois ans (51% en 2013 soit 16,4M, 76% en 2014 soir 24,4M, 100% enfin en 2015 soit 31,9 M) et que les critères de redistribution restaient à définir. Il apparaîtrait que les demandes de bourses en deuxième commission ont été bien en dessous des attentes : par exemple, 7 demandes seulement pour 97 bénéficiaires de PEC à Hong-Kong.
L’AF ne peut que déplorer que le budget des bourses ne soit pas augmenté dès la deuxième commission des bourses 2012 d’une part, et que le reversement intégral du budget de la PEC sur celui des bourses ne soit pas effectif dès 2013 d’autre part, comme le laissait entendre la déclaration faite le 10 juillet par le président Hollande.
Des réunions de travail sur la refonte du système des bourses scolaires au bénéfice des familles résidant à l’étranger ont débuté le 10 octobre avec pour mission de revoir ces critères d’attribution de bourses, pour une mise en place à la rentrée prochaine. Madame la ministre est d’avis que plus de familles devraient pouvoir en bénéficier, et en particulier les familles avec des revenus moyens. Les associations de parents auront quinze jours pour donner leur avis. L’Association des Familles (AF) demandera à ce que la situation économique et sociale locale soit davantage prise en compte (coefficient « K » et méthode d’évaluation du patrimoine)
A la fin de la rencontre, l’Association des Familles a remis une lettre à Mme Conway-Mouret, lettre demandant le reversement intégral et immédiat du budget de la PEC sur celui des bourses sans attendre trois ans.
Lors du Conseil d’Administration du 10 octobre 2012 ont été annoncés :
- L’augmentation de 3% des frais de scolarité à compter de la rentrée 2013 (montant estime : 21M de yens), le représentant AF a été le seul à voter contre ; le montant du plan de contribution des entreprises ne subira pas d’augmentation (destine au remboursement du prêt).
- Cette augmentation se répercutera sur les frais de scolarité de tous les publics indifféremment.
- Une hausse prévisionnelle de 6% des effectifs (on passerait de 853 élèves à 910 élèves)
- Une classe supplémentaire au Lycée sera créée.
- La reprise probable du paiement des « remontées » vers l’AEFE de 6% des frais de scolarité (6% de 618 180 705 ¥, soit 37 090 842 ¥).
- La contribution de l’AEFE au budget 2013 reste cependant à confirmer (« Remontée »).
- Le seuil de rentabilité du LFIT est estime à 980 élèves pour une capacité actuelle de 1050 élèves.
Ces annonces seront confirmées lors du prochain Conseil d’Administration auquel assistera Mme la Directrice de l’AEFE, Mme Descôtes.
Pour justifier cette hausse, la direction du Lycée a invoqué :
- Une augmentation des frais de maintenance de 20%, sous-estimation des coûts réels de fonctionnement par manque de visibilité (en cours de confirmation)
- Diverses provisions, notamment la mise en état du 4e étage (200 000 000¥) afin d’augmenter la capacité d’accueil (requise à échéance de 3 ans si les effectifs continuent de progresser), le glissement vieillissement technicité ou GVT, le doublement programmé de la TVA au Japon (non-récupérable), l’augmentation du prix de l’électricité annoncée par Tepco (+15%).
Lors des questions diverses, M. Salama, Directeur Financier du LFIT et Secrétaire Général de la fondation, a précisé que toute exonération en faveur d’un groupe d’usagers se faisait fatalement au détriment d’un autre.
Dans l’état actuel des choses, l’AF ne peut qu’espérer que les effectifs viendront compenser les dépenses à venir afin d’éviter une augmentation conséquente des frais de scolarité sur les années à venir. Et de déplorer que le nouveau site de Takinogawa ne puisse permettre de réaliser les économies d’échelle tant attendues…